Belɛid_At Ali, écrivain de langue kabyle,
Belɛid_At Ali, écrivain de langue kabyle,   1----91
Écrivain de langue kabyle, Bélaïd Izarar, plus connu sous le nom de Belaïd At-Ali, est originaire de Azru Uqellal (près de Michelet – Aïn El Hammam) ; il peut être considéré comme le premier écrivain de langue kabyle. Initié et encouragé par J-L. Degezelle, des "Pères Blancs", Belaïd commence par transcrire des récits oraux traditionnels.
Très vite, il se met à composer lui-même, décrivant les scènes de la vie quotidienne villageoise, réécrivant sa propre version des contes. Aussi son œuvre va-t-elle bien au-delà de la transcription des quelques contes que le Père Degezelle lui demandait au début.
En dehors de quelques textes non publiés, qui figurent dans le manuscrit original déposé au Centre de Recherche Berbère de l’Inalco, l’oeuvre de Belaïd tient entièrement dans les deux volumes édités par Dallet & Degezelle et dont voici le sommaire :
➖ BELAÏD (IZARAR Belaïd : 1909 – 1950) [ Belɛid At-Ɛli
I. Timucuha (I. Contes)
– Tamacahut uwaɣzniw (- L’ogre)
– Tamacahut uɛeqqa yessawalen (- Le caillou qui parle)
– Tamacahut n Bu-Yedmim (- Aubépin)
– Tamacahut inisi d wuccen (- Le Hérisson et le Chacal)
– Lɣani d lfaqir (- Le riche et le pauvre)
– Tafunast igujilen (- La vache des orphelins)
– Lwali n wedrar (- Le saint homme de la montagne)
– Aẓidan d umerẓagu (- Le meilleur et le pire)
– Ayen tzerɛeḍ (- Ce que l’on sème)
– D ayen d-ḥekkun (- Des histoires que l’on raconte)
II. Amexluḍ (II. Mélanges)
– Afenjal n lqahwa (- Une tasse de café)
– Asmi heddrent lehwayec (- Au temps où les bêtes parlaient)
– Lexḍubegga (- Démarches matrimoniales)
– Jeddi (- Grand-père)
– D amezwaru unebdu (- Premier jour d’été)
– At-zik (- Nos anciens)
– Sut taddart (- Nos villageoises)
III. Isefra (III. Choix de poèmes)
Belaïd a fait mieux que ses prédécesseurs, Ben Sedira et Boulifa, les précurseurs de la littérature kabyle écrite en caractères latins, qui n’ont pas pu ou su s’affranchir des contraintes de l’oralité. Bélaïd a bousculé cet ordre de choses pour donner une dimension nouvelle à la prose écrite qu’il a en fait constituée en tant que genre kabyle.
Il a introduit le narrateur dans le texte et le portrait psychologique des principaux personnages. Son sens de l’observation lui a permis de saisir et de croquer les traits des visages et les attitudes de ses personnages.
Aussi doit-on considérer Belaïd comme le véritable fondateur de la littérature kabyle écrite.
décédé le 12 mai 1950 à l’âge de 41 ans, à Mascara, dans un asile de vieillards.
Paix à son âme


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